Cette semaine, le citoyen landernéen a pu perdre son latin avec notre bon maire qui découvre la démocratie participative sur le tard en invoquant St Jo Spiegel, grand prêtre du sujet en France – même France Inter en a causé … de Spiegel, pas de notre bon maire qui n’a quand même pas une telle audience – et qui se fait tacler par le Collectif « Landerneau pour tous » qui l’accuse de « démagogie participative ».

Alors, comment faire, participer ou pas, qui croire ? Se demande avec anxiété notre citoyen !
Pour le Collectif, les choses sont claires : toujours préférer l’original à la copie et se méfier des imitations.

Quand nous parlons de « démagogie participative », nous faisons allusion à un maire qui a souvent décidé seul pendant son mandat ou en tout cas n’a jamais véritablement consulté la population sur ses projets. Un seul exemple : la passerelle au-dessus de l’Elorn, que certaines mauvaises langues ont baptisé « passerelle Jo Bernard », a été annoncée sans que la commission urbanisme n’en n’ait jamais entendu parler. Il s’agit quand même de 450 000 euros de dépenses, puis de 600 000 euros après étude des fondations nécessaires, somme dont l’utilité laisse songeur. Fort heureusement, face à la hausse des coûts, notre maire semble avoir décidé, seul de nouveau, de reporter le sujet.

Par contre, les élections approchant, partout la démocratie participative fleurit. M Leclerc, jamais à court d’idées piquées aux autres, décide subitement de s’y mettre aussi. On allait voir ce qu’on allait voir sur le projet phare de cette fin de mandat, la rénovation du Voas-Glaz et du Bois Noir. On allait faire de la démocratie participative à en faire pâlir Jo Spiegel !
Résultats : une consultation-information des habitants des quartiers concernés – et seulement eux, les autres étant priés d’aller participer chez les Grecs – un vendredi matin à 10 h, sur un projet déjà bouclé qui doit être lancé avant les municipales ! Ils étaient 10, certains ayant dû prendre des jours de congés, pour un projet structurant majeur pour la ville, accompagnés d’une dizaine de promoteurs non-habitants mais intéressés par une nouvelle opération juteuse.
Notre maire confond vitesse et précipitation électoraliste comme en 2014 où la Cimenterie a été lancée de façon similaire, ce qui a conduit à l’ajout de gradins, de barnums, à des coûts de fonctionnement qui explosent, … Bref, un succès sportif que nous saluons mais un échec de conception cuisant.

Mais vous, Collectif, qu’allez-vous faire de mieux, se demande le citoyen ?
Le Collectif fera ce qu’il fait depuis des mois : aller à la rencontre des Landernéens sans idées préconçues, pour entendre (et non écouter poliment) leurs attentes, leurs idées, leurs problèmes ; pour co-construire avec eux un programme qui répond à leurs préoccupations et en leur proposant de venir avec nous le mettre en œuvre, le tout dans l’intérêt général et non dans l’intérêt de quelques uns comme depuis 12 ans.

Nous aurons l’occasion de préciser tout cela lors de la campagne électorale et de le mettre en œuvre après les élections.
Pour nous, la démocratie participative n’est pas un hochet électoraliste à la mode mais le fondement structurant de notre action. La co-construction et l’intelligence collective valent mieux que le cerveau d’un seul, fusse-t-il celui d’un Leclerc.

Jean-Paul pour le collectif « Landerneau pour tous »
Yann-Baol evil ar skipaihl « Landerne d’an holl »

A écouter : Joe Spiegel sur France Inter le 17 janvier 2020 dans l’émission « Une semaine en france »
A voir : le documentaire « Démocratie(s) » sur YouTube

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